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Vu d'Allemagne

800 soldats allemands en RDC

La décision est tombée hier : le gouvernement d’Angela Merkel a dit oui à la participation de l’armée allemande à la mission d’intervention européenne destinée à sécuriser les élections en République Démocratique du Congo. La voie est donc libre pour le vote de ce mandat, le 1 juin prochain, au Bundestag. Ce matin, ce dossier est le thème central des commentaires de la presse allemande.

Si le Bundestag vote oui, la Bundeswehr participera avec 800 soldats à la mission militaire européenne de sécurisation des élections en RDC.

Si le Bundestag vote oui, la Bundeswehr participera avec 800 soldats à la mission militaire européenne de sécurisation des élections en RDC.

Une presse plutôt sceptique. A commencer par la Süddeutsche Zeitung pour qui aucune des exigences déclarées comme incontournables au début de la polémique n’est remplie. Et pour éviter l’impression que Berlin a perdu la main dans les négociations avec Bruxelles, on tente de distinguer subtilement entre forces d’intervention et appui logistique sans pour autant définir précisément ce que cela signifie dans le détail.

Le ton est tout aussi critique dans la Frankfurter Rundschau. Dès le début, cette intervention dans l’ancien Congo belge souffre du « syndrome Creep », entendez par là, la tendance à changer subrepticement de volume. Les 500 soldats sont désormais 800, les 4 mois prévus ne sont plus qu’une soi-disant « durée de base » et le lieu d’intervention n’est plus dans Kinshasa, mais maintenant tout Kinshasa et ses environs plus ou moins immédiats.

Et puis, les coûts aussi ont explosé, s’indigne Die Welt. Des 20 millions du départ, on en est maintenant à 56 millions. Et l'on a gros à parier que la facture finale sera encore plus salée. D’autant que le sens même de cette intervention reste nébuleux. Au vu de la faiblesse numéraire du contingent et du fait que le gros des troupes sera stationné hors du pays, la version officielle, selon laquelle les soldats européens doivent sécuriser le scrutin et aider à la stabilisation du Congo, frise le ridicule.

Pourtant, contre la Frankfurter Allgemeine Zeitung, même si pour beaucoup, les risques entraînés par cette intervention sont grands et quasi incalculables, les espérances qu’elle suscite sont à la hauteur de ces craintes. Il est peut être naïf de croire ainsi pacifier et stabiliser le Congo. Mais le gouvernement d’Angela Merkel a raison : il est de l’intérêt de l’Europe et de l’Allemagne qu’au moins la tentative soit faite. C’est pourquoi les Européens ne doivent pas décliner cette mission de maintien de l’ordre qui, pour autant, ne doit pas se transformer en « mission impossible ».

Ces élections libres sont essentielles pour la République démocratique du Congo, rappelle la Tageszeitung. Le résultat de ce scrutin doit donc être au-dessus de tout soupçon. Après avoir financé et organisé ce processus, la communauté internationale ne peut pas en abandonner l’issue au droit du plus fort. Si l’intervention militaire est chose décidée, l’absence de solution aux conflits politiques du Congo reste pourtant cruelle. Et là, l’Allemagne, qui prend la tête de la mission militaire européenne, a également son rôle à jouer, sur le plan politique cette fois, conclut le quotidien.

  • Date 18.05.2006
  • Auteur Christophe LASCOMBES
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