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Allemagne

50 milliards d'euros pour un nouveau plan de relance

Les dirigeants de la coalition gouvernementale ont fixé les grandes lignes à adopter pour doper la conjoncture en Allemagne

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La chancelière Angela Merkel, le ministre-président de Bavière Horst Seehofer, et le ministre de l'économie Michael Glos

Reste maintenant à peaufiner les détails de ce nouveau paquet de mesures: investissements dans les infrastructures et allègements fiscaux pour les citoyens. Le "paquet conjoncturel numéro 2" doit s’appliquer sur une période de deux années.

"Nous nous sommes entendus sur un paquet de mesures pour 2009 et 2010 d’un volume de 50 milliards d’euros...."

C’est ce qu’a annoncé hier soir le président du groupe parlementaire chrétien -social, Peter Ramsauer à l’issue de consultations de cinq heures à la Chancellerie à Berlin entre les principaux dirigeants de la coalition gouvernementale. Les conservateurs de la CDU/CSU et les sociaux -démocrates du SPD se sont entendus pour réduire les charges fiscales et sociales des citoyens, pour un montant de 25 milliards en 2009 comme en 2010. En novembre dernier, le gouvernement allemand avait déjà adopté un premier plan de soutien à l’économie , y consacrant 12 milliards d'euros du budget fédéral. Mais face à l’ampleur de la crise qui frappe l’économie allemande et les menaces de grave récession, ce plan avait été immédiatement critiqué et jugé nettement insuffisant par la plupart des économistes. Les dépenses supplémentaires prévues, de l'ordre de 25 milliards par an, devraient permettre à l'Allemagne de respecter les règles de l'Union européenne en matière de déficit budgétaire maximum de 3% du PNB. Berlin prévoit entre autre de puiser dans des réserves de l'Agence pour l'Emploi, évaluées actuellement à 16 milliards d'euros.

Le nouveau plan sera présenté officiellement la semaine prochaine et la Chancelière Angela Merkel fera une déclaration officielle au Bundestag, la Chambre basse du Parlement à Berlin.

Pourtant, les détails de ce nouveau paquet conjoncturel sont encore loins d’être fixés. Les conservateurs souhaitent avant tout des baisses d'impôts pour les particuliers alors que les sociaux- démocrates sont toujours réticents sur ce point. Les autres propositions, pêle-mêle: aide au secteur automobile, baisse des cotisations maladie ou bien encore primes à la casse pour les voitures polluantes ne font pas non plus l’unanimité entre les partenaires de la coalition. Frank-Walter Steinmeier ministre des Affaires étrangères, vice-chancelier et candidat social-démocrate à la Chancellerie aux législatives de septembre s’est cependant affirmé optimiste:

"Toutes les propositions sont sur la table et je suis confiant que nous nous entendrons dans le courant de cette semaine jusqu’à la prochaine réunion de la commission de coalition ."

Réunion qui doit avoir lieu lundi prochain pour avaliser une version définitive de ce plan. D’ici là, un groupe de travail constitué de représentants de l'Etat fédéral et des Etats régionaux a été chargé de régler jusque dans les moindres détails les mesures qui devraient préparer la République Fédérale à surmonter la plus grave crise économique de son histoire.