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Allemagne

5ème visite de Guido Westerwelle en Tunisie

Ce jeudi, le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle était à Tunis pour tenter une médiation. Il en a profité pour réaffirmer le soutien de l'Allemagne au peuple tunisien et au processus démocratique.

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Poignée de main avec le Premier ministre tunisien Ali Larayedh

Guido Westerwelle aurait sans-doute voulu se concentrer exclusivement sur la situation en Tunisie mais l'actualité en a décidé autrement. C'est en effet depuis Tunis qu'il a condamné les violences en Egypte. Des violences qui préoccupent également les interlocuteurs tunisiens du chef de la diplomatie allemande. Et pour cause : la Tunisie, aussi, est plongée dans une grave crise. La Tunisie dont l'armée n'a certes pas le même pouvoir politique que l'armée égyptienne mais qui est dirigée par un gouvernement dominé par les islamistes. A l'issue de ses entretiens avec les dirigeants de la classe politique, Guido Westerwelle a donc préféré être prudemment optimiste :

« Après avoir discuté avec les deux parties, j'ai l'impression qu'il est possible de trouver un compromis, de repartir à zéro, ensemble. De nombreux Tunisiens ont vu ce qui s'était passé en Egypte et ils veulent tout faire pour que cela ne se produise pas dans leur pays. »

Westerwelle Besuch Tunesien Moncef Marzouki

Poignée de main avec le président tunisien Moncef Marzouki

Prudence donc et le ministre allemand des Affaires étrangères a sans doute bien fait. Depuis l'assassinat de l'opposant Mohamed Brahmi fin juillet, l'opposition descend régulièrement dans la rue pour demander la démission de l'actuel gouvernement et la formation d'un cabinet neutre. Or, Rached Ghannouchi, le chef d'Ennahda, le parti au pouvoir, a rejeté cette idée estimant que ce type d'équipe ne pourrait pas "gérer la situation délicate dans laquelle se trouve le pays". Pas de violences donc, comme en Egypte, mais une impasse politique qui, selon, Guido Westerwelle doit se résoudre par la négociation :

« Compromis et dialogue voilà la solution. Voilà comment la Tunisie peut avancer. Des solutions communes sont possibles si toutes les mouvances politiques s'obligent à voir loin et à prendre leur responsabilité pour l'avenir de ce pays. »

Alors évidemment l'influence de Berlin sur les tractations politiques en Tunisie est très limitée. Mais Guido Westerwelle ne s'avoue pas vaincu : c'est la cinquième fois qu'il se rend dans le pays depuis son entrée en fonction il y a quatre ans et malgré la crise, il a dit et répété que l'Allemagne continuerait à soutenir le processus démocratique tunisien.

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