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Europe

30ème sommet Union européenne-Russie

A Bruxelles, le président russe Vladimir Poutine et les Européens ont discuté de nombreux sujets de divergence tels que la Syrie, le commerce international, la politique énergétique ou encore les droits de l'Homme.

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Vladimir Poutine, Herman Van Rompuy, Jose Manuel Barroso (de g. à dr.)

Après un dîner avec Jose Manuel Barroso et Herman van Rompuy, les présidents de l'UE et de la Commission, hier soir, Vladimir Poutine a débattu vendredi avec les représentants des 27 pays membres de nombreux sujets de divergence tels que la politique à suivre vis-à-vis de la Syrie, le commerce international, la politique énergétique ou bien encore l'épineux dossier des droits de l'Homme.

EU Russland Gipfel in Brüssel Wladimir Putin mit Herman Van Rompuy

Vladimir Poutine et Herman Van Rompuy

Ce dernier est l'un des sujets où les opinions divergent particulièrement entre Moscou et Bruxelles. M. Van Rompuy a notamment évoqué les "préoccupations liées aux libertés des activités de la société civile" en Russie et l'affaire de l'avocat Sergueï Magnitski, objet de tensions entre Moscou et Washington. Et tout récemment encore, les députés européens ont appelé les dirigeants de l'UE à faire en sorte que le respect des droits de l'Homme et de la démocratie soit une "condition sine qua non" de tout nouvel accord de partenariat avec la Russie. De son côté, Vladimir Poutine a de nouveau affirmé, hier encore, qu'un "système autoritaire" n'existe pas dans son pays.

Un autre dossier sensible : celui de l'énergie

Dans ce contexte, un point est particulièrement délicat, c'est celui des gazoducs "transfrontaliers" et l'enquête ouverte par Bruxelles sur le géant Gazprom pour entrave à la concurrence. Le dossier de l'énergie est très important pour la Russie puisque ses livraisons d'hydrocarbures représentent près de 80% du total de ses exportations vers les pays de l'UE. De l'autre côté, l'Europe importe encore près de 30% de son gaz et de son pétrole de Russie, mais elle diversifie de plus en plus ses fournisseurs.

EU Russland Gipfel in Brüssel Gazprom-Chef Alexej Miller

Le chef de Gazprom Alexei Miller

Pas d'avancée non plus sur le dossier syrien

Moscou comme Bruxelles campent sur leurs positions respectives. Toutefois, le maître du Kremlin a précisé que la Russie était "intéressée" par l'instauration d'un régime démocratique en Syrie et qu'il n'était pas "l'avocat" du régime de Bachar al-Assad.

Enfin, le respect des règles de l'OMC, dont la Russie est membre depuis août dernier, est également critiqué par Bruxelles. Le Commissaire européen en charge du Commerce, Karel De Gucht reproche à Moscou, de « ne pas tenir ses engagements" dans certains domaines, comme par exemple les restrictions appliquées aux importations d'animaux vivants en provenance de l'UE et la hausse des prix sur certains produits importés de l'Union européenne. Les économies de la Russie et de l'Union européenne sont étroitement liées: 45% des exportations de la Russie vont vers l'UE tandis que 35% de ses importations viennent de l'UE.

Par ailleurs, le président russe a réclamé, mais en vain, l'exemption de visa pour tous les ses citoyens russes voulant se rendre dans les pays de l'UE.

Résumé positif

La coopération sur les dossiers techniques comme la coopération scientifique ou le contre-terrorisme, fonctionne mieux. Les participants au sommet ont affirmé vouloir surmonter leurs divergences. Le président du Conseil européen Herman Van Rompuy a tiré globalement un résumé positif du sommet : » les sujets de friction ont été abordés "avec franchise" et "dans un esprit constructif", a - t-il déclaré à l'issue de cette réunion.