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Afrique

Égypte : tentative de renversement du régime ?

En Égypte, les autorités judiciaires ont demandé l'ouverture d'une enquête contre trois dirigeants du FSN, la principale coalition de l'opposition. Il s'agit notamment d'Amr Moussa et de Mohamed El Baradei.

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Le président Mohammed Mursi s'adresse à la nation après le référendum

Le procureur général Talaat Abdallah, nommé par le président Mohamed Morsi il y a seulement quelques semaines, a demandé au ministre de la Justice Ahmed Mekki de nommer un juge d'instruction pour ouvrir une enquête sur ces accusations "d'incitation au renversement du régime".

C'est un membre du syndicat des avocats (Maître al-Sayyed Hamed) qui a formulé ces accusations. Les trois hommes visés sont fort réputés en Égypte ; deux d'entre eux ont même une renommée internationale : il s'agit d'Amr Moussa, l'ancien patron de la Ligue arabe, et de Mohamed El Baradei, ex-directeur général de l'AIEA, l'Agence internationale de l'énergie atomique et prix Nobel de la Paix.

Nationale Heilsfront Ägypten

Mohamed El Baradei (à g.) et Amr Moussa (à dr.), tous deux membres du Front du salut national

Le troisième opposant visé est Hamdeen Sabbahi, dirigeant de la gauche nationaliste et candidat à l'élection présidentielle de juin dernier, comme du reste Amr Moussa.

Ces dernières semaines, les trois principaux dirigeants de la coalition d'opposition FSN (Front du salut national) ont vivement critiqué et combattu le projet de constitution pro-islamiste, mais le texte a été finalement approuvé par référendum sur fond de large abstention (près de 70%) puis promulgué dans la semaine.

Bildergalerie Verfassungsreferendum in Ägypten Mursi 2012

Des Égyptiennes font la queue devant un bureau de vote à Gizeh (le 22.12.2012)

Le FSN a dénoncé fraudes et manipulations lors du vote et juré de continuer sa lutte pour obtenir l'annulation de la nouvelle constitution qui limite selon lui les droits et libertés des personnes.

Si la justice estime que les accusations formulées contre Amr Moussa, Mohamed El Baradei et Hamdeen Sabbahi sont fondées, alors les trois opposants pourraient être inculpés et un procès leur serait intenté.

Alors que des élections législatives doivent avoir lieu d'ici deux mois, plus d'un observateur se demande si le nouveau régime égyptien soutenu par les islamistes ne veut pas, en fait, tout simplement discréditer et écarter l'opposition libérale et laïque. L'appel au "dialogue national" lancé par le président Morsi après le vote est ressenti aujourd'hui par le FSN comme une offre pour le moins cynique.

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