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Dossier

Économiser l'eau, un gain à long terme

Point d'orgue de la Semaine de l'Eau : la remise du Prix de l'eau 2012. Ce « Prix Nobel de l’Eau » est attribué cette année à l’Institut International de Gestion de l’Eau pour ses travaux remarquables dans le domaine.

Le Prix de l'eau est doté de 150 000 dollars. Il récompense un individu ou une organisation pour des travaux remarquables dans le domaine de l'eau. Et cette année, c'est le travail de l’Institut International de Gestion de l’Eau.

Colin Chartres, directeur de l'Institut international de Gestion de l'Eau (IWMI)

Colin Chartres, directeur de l'Institut international de Gestion de l'Eau (IWMI)

C'est en plein océan Indien, sur l'île du Sri Lanka que l'Institut international de Gestion de l'Eau a établi son siège. Entouré d'eau, donc, au sens propre comme au figuré. Car depuis près de 30 ans, l'Institut travaille à améliorer la gestion de l'eau dans l'agriculture, principalement dans les pays en voie de développement. Présent dans dix pays d'Afrique et d'Asie, ses experts développent notamment les systèmes d'irrigation, le stockage et la distribution d'eau. « Nous devons, à l'avenir, créer plus de nourriture avec moins d'eau, estime Colin Chartres, directeur de l'Institut international de gestion de l'eau. Notre but est de produire deux fois plus à partir d'une surface deux fois moins grande. »

Produire plus avec moins d'eau

Aujourd'hui, 70 % de l'eau est utilisée pour l'agriculture. Une proportion que l'Institut cherche à réduire, en collaboration avec plusieurs ONG et en demandant le soutien des gouvernements des pays concernés. C'est le cas par exemple en Inde, où les fermiers apprennent à extraire l'eau souterraine avec plus de parcimonie, pour éviter d'assécher cette source. Une sensibilisation nécessaire dans un pays où plus 23 millions de pompes entrent en action tous les jours.

En Afrique ou en Asie, l'institut apprend aux paysans à économiser l'eau

En Afrique ou en Asie, l'institut apprend aux paysans à économiser l'eau

Mais outre les petits fermiers, il s'agit également de sensibiliser les grosses entreprises de l'agrobusiness, afin de les inciter à travailler tous en étroite collaboration. « Si les entreprises aident les petits fermiers à produire plus et de façon plus efficace, c'est avantageux pour les deux parties, affirme Colin Chartres. Les entreprises peuvent compter sur un stock fiable en matières premières pour leur production. Et les fermiers ont un accès assuré au marché et peuvent ainsi profiter de leurs productions. »

Un défi immense

Si l'Institut est aujourd'hui récompensé pour son travail par le Prix de l'Eau 2012, une distinction prestigieuse dotée de 150.000 euros, son combat ne fait que commencer.

Car le défi est immense : vers 2050, nous serons plus de 9 milliards sur la terre. Alors d'ici là, pour nourrir l'ensemble de la population mondiale, il faudra produire jusqu'à 70% de denrées alimentaires supplémentaires.