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Afrique

À qui profite le pétrole tchadien ?

Il y a dix ans, le Tchad commençait à exporter son pétrole. Le projet soutenu par la Banque mondiale se voulait un modèle du genre et devait contribuer à éradiquer la pauvreté. Où en est-on aujourd’hui ?

Le Tchad a commencé à exploiter ses gisements pétroliers en 2003

Le Tchad a commencé à exploiter ses gisements pétroliers en 2003

A la fin des années 1990, l'espoir est immense lorsque la compagnie Esso annonce qu'elle veut exploiter le pétrole dans la région dans le sud du Tchad. A l'époque, il faut au moins deux jours de voyage pour aller de Donia à Ndjamena, la capitale, distante de 500 km. Il n'y a pas de routes asphaltées. Les responsables locaux dans la future zone pétrolière demandent la construction de routes, mais aussi d'écoles.

Inquiétudes de la société civile

Très vite pourtant la société civile tchadienne se mobilise. Ecologistes et défenseurs des droits de l'homme appellent à la vigilance. Car il n'existe au Tchad aucune structure démocratique pour contrôler l'utilisation des recettes de l'Etat.

Un oléoduc achemine l'or noir du Tchad jusqu'au port camerounais de Kribi, d'où il est exporté

Un oléoduc achemine l'or noir du Tchad jusqu'au port camerounais de Kribi, d'où il est exporté

Fierté du gouvernement

Mais en 2000, la Banque mondiale donne son accord et son appui financier. L'exploitation pourra commencer. Dix ans après le ministre tchadien de l'information Hassan Sylla Bakari dresse un bilan flatteur :

« Le pétrole a permis que le Tchad en quelques années seulement, puisse faire un bond extraordinaire dans l'émergence. Hôpitaux, lycées, forages, châteaux d'eau, tout ce qui a été construit fait la fierté des Tchadiens. C'est un grand bénéfice pour tous ceux qui sont dans ce pays et qui aime le Tchad. »

Plusieurs organisations dénoncent des répercussions négatives pour la population et l'environnement

Plusieurs organisations dénoncent des répercussions négatives pour la population et l'environnement

La pauvreté toujours présente

Le pétrole, estiment en revanche les défenseurs des droits humains, ne profite qu'à un petit groupe de personnes. Djeralar Miankeoel, de l'Association Ngaoubourandi, rapporte que sur les sites pétroliers, l'environnement est totalement dégradé. « Chaque jour, d'avantage de gens deviennent de plus en plus pauvres », dénonce-t-il, « même trouver un repas est un énorme problème ». Après l'annulation par le président Deby du fonds pour les générations futures qui devait être alimenté par la manne pétrolière, la Banque mondiale s'est retirée du projet en 2008.

Écouter l'audio 02:08

« Sur le terrain, l'environnement est totalement dégradé » (Djeralar Miankeoel, défenseur des droits humains)

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