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International

À deux mois du scrutin, Trump se débat

Alors que la campagne présidentielle américaine entame sa dernière ligne droite, le Républicain Donald Trump a marqué des points ces derniers jours, mais peine à rassembler derrière lui la base de son propre parti.

Donald Trump a réussi une prouesse au cours des derniers jours: il n’a pas fait de gaffe et n’a insulté personne. Le candidat républicain a même été à la rencontre de deux catégories de population qui figurent parmi ses détracteurs les plus virulents: les Hispaniques et les Noirs.

USA Donald Trump in Detroit

Donald Trump a assisté à une messe d'une Église afro-américaine à Detroit

Opération séduction

Mercredi, Donald Trump est apparu pour la première fois présidentiable en rencontrant le président du Mexique et en se montrant plus à l’aise que le chef d’Etat lors de leur conférence de presse conjointe. Ce weekend, il s’est rendu dans une Église noire de Détroit, et s’est entretenu avec des dirigeants noirs à Philadelphie.

Dans un discours qu’il a consacré à son plan de lutte contre l’immigration clandestine, Donald Trump a aussi affirmé que les sans-papiers doivent être expulsés, notamment parce qu’ils nuisent a la réputation des Latinos qui viennent aux États-Unis de façon légale et à la situation économique des Noirs, auxquels ils prennent des emplois. S’il est quasiment certain que ce type de démarche ne va pas provoquer de ruée des Hispaniques et des Noirs aux urnes pour voter en sa faveur, il est possible que le milliardaire séduise quelques électeurs parmi ces groupes de population. Surtout, ce type de démarche vise à diminuer le sentiment de rejet qu’éprouvent la majorité des femmes blanches envers lui, qu’elles soient républicaines ou indépendantes.

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Bildkombo Donald Trump und Hillary Clinton

Hillary Clinton est également très critiquée dans son propre camp, notamment par les partisans de son ancien concurrent, Bernie Sanders

Certes, Donald Trump ne reçoit toujours qu’un soutien distant de la part du chef du parti républicain, le président de la Chambre Paul Ryan, et il a perdu l’appui de nombreux apparatchiks républicains, comme la cinquantaine d’anciens responsables en politique étrangère qui ont annoncé qu’ils voteront pour Hillary Clinton. Mais ces défections renforcent l’image que Donald Trump veut projeter, celle d’un novice en politique qui veut mettre fin au règne d’une élite de technocrates, détachée des problèmes des gens – une élite incarnée, de son point de vue, par Hillary Clinton.

Hillary Clinton, elle aussi mal-aimée

Il semble que le Donald Trump plus posé de ces derniers jours passe mieux auprès du peuple américain: après avoir été mené par Hillary Clinton de près de huit points dans la moyenne des sondages nationaux il n’a plus que quatre points de retard. Le bénéfice que la convention démocrate avait apporte à Hillary Clinton fin juillet est donc désormais annulé, et les deux candidats sont dans la même situation qu’ils étaient avant les conventions.

Autant dire que tant M. Trump que Madame Clinton, les deux candidats les moins aimés de l’Histoire des présidentielles américaines, n’ont pas su pour le moment élargir leur base de façon durable.

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